L'histoire de Locmaria
 
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Histoire et Patrimoine de Locmaria

 

L'Histoire

Article de journal à lire concernant l'église

Locmaria vient du breton "loc" (lieu, pays) et de "Maria" (la Vierge Marie).

Au XIème siècle, le territoire est le siège du prieuré de Notre-Dame de Guezel. Comme toutes les paroisses de Belle-Ile, Locmaria est fondée dès le XIème siècle (en 1070) par les moines de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. 

On suppose que la première église élevée par les missionnaires fut détruite par les Normands. La suivante fut consacrée en 1010. L'église de Locmaria semble aussi être mentionnée avant 1078 par le nécrologue de Quimperlé, le jour du décès de Guérec (évêque de Nantes) : "ecclesiam Beate Marie apud Bellam Insulam dedicavit". En 1674, l'église est dévastée par les envahisseurs hollandais, puis remise en état.

Note 1 : L'une des quatre paroisses de l'île, Locmaria, doit son nom à sa patronne, et en célèbre la fête le 15 août. Ce territoire, borné par la mer au nord, à l'est et au sud, touche à l'ouest Bangor et Le Palais. Sa superficie est de 2019 hectares, dont 1076 sont cultivés, 742 sont incultes, et le reste se partage entre prés, jardins... Presque toutes les côtes sont élevées de 50 à 60 mètres, au-dessus du niveau de la mer, à l'exception de deux ou trois anses, qui sont abordables. En 1891, sa population est de 1810 habitants. Les monuments celtiques sont devenus rares par suite des progrès de l'agriculture ; ou cite seulement un tumulus sur ce coin de terre. Les Romains ont à leur tour occupé l'île, comme le prouvent des monnaies et divers objets antiques, trouvés sur plusieurs points du territoire. Au VIème siècle, des émigrés bretons, et notamment des Gaels, s'établirent dans ce pays, et y firent dominer la religion chrétienne. Au IXème siècle, commencèrent les ravages des Normands, qui se continuèrent dans le siècle suivant, et qui chassèrent presque tous les habitants de l'île. Belle-Ile ayant été donnée en 1004 à l'abbaye de Redon et cédée en 1029 à celle de Quimperlé, les moines se mirent à relever les ruines. Le quartier de Locmaria forma une paroisse, qui fut desservie pendant longtemps par un moine, avec le titre de prieur, et plus tard par un prêtre séculier, avec le titre de vicaire perpétuel, et enfin celui de recteur. Locmaria a reçu jadis plusieurs colons de la côte du Croisic, ou du moins a contracté des alliances avec ce pays, car nos marins y ont eu longtemps des relations de parenté. En 1766 onze familles acadiennes s'établirent dans cette paroisse, et y ont laissé postérité. On remarque sur son territoire les batteries de Pouldon et de Samzun, ainsi que la rade des Grands-Sables. Plusieurs des noms de villages commencent par le classique Ker, ville, village ; d'autres commencent par Borh, bourg, comme Borsarazin, Bormenahic, Borvran, Borthéro, ... ; c'est une particularité qui ne se trouve guère qu'à Belle-Ile. En 1790, Locmaria fut érigé en commune, du canton de Belle-Ile et du district d'Auray. Son recteur, M. Guilloux, refusa le serment en 1791, et fut, l'année suivante, enfermé comme sexagénaire dans la maison de Retraite à Vannes, où il resta longtemps. Dans l'intervalle on vendit nationalement quatre maisons appartenant à la fabrique. Locmaria passa à l'arrondissement de Lorient en 1800, et fut maintenu dans le canton de Belle-Ile en 1801 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Arrivée à Belle-Ile des émigrés canadiens en 1765. De nombreuses familles bretonnes et normandes s'étaient fixées au Canada et plus particulièrement en Acadie (Nouvelle Ecosse) après la conquête de Champlain. Par le traité d'Utrecht qui mit fin à la guerre de Succession d'Espagne, en 1713, l'Acadie est cédée à l'Angleterre. Les Acadiens (10 à 14 000 âmes) furent alors férocement persécutés par les Anglais pour n'avoir pas voulu se convertir au protestantisme et prêter serment d'allégeance à Sa Majesté Britannique. Il fut décidé en 1755 de les déporter. Certains acadiens réussirent à gagner la France dès 1758. C'est ainsi que 78 familles représentant 363 personnes, se fixèrent à Belle-Ile (12 familles à Palais, 32 à Bangor, 19 à Sauzon et 15 à Locmaria).

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Locmaria : François Le Gal (de 1571 ou 1572 à 1622), Raoul Le Part (de 1622 à 1634), Henry Le Gal (en 1634), Louis Le Portugal (en 1634), Charles Illiaquer (de 1654 à 1701), Luc Le Glas (de 1701 ou 1703 à 1718), Michel Jégo (de 1718 à 1733), Gilles Jégat (à partir de 1733), ....

Le Patrimoine

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XVIème siècle), remaniée en 1868 avec l'ajout d'une chapelle rectangulaire au mur Nord de la nef, tandis que le bas-côté Sud est élargi et les murs surhaussés de plus d'un mètre. Elle est en forme de croix latine à faux transept et possède une nef à trois vaisseaux et un choeur gothique dans le prolongement du vaisseau central terminé par un chevet plat, avec sacristie accolée à l'Est. Une partie des murs du choeur semblent appartenir à l'époque romane. L'édifice du XIème siècle avait été consacrée, en 1070, par Querec ou Querek, évêque de Nantes, frère de Benoît, abbé régulier de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, et tous deux fils d'Alain Cagnart (ou Cainart ou Canhiart), comte de Cornouaille. A la fin du XVème ou au début du XVIème siècle, on refit le choeur et les croisillons. La nef, certainement du XIème siècle, communique avec bas-côtés par de grandes arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés, massifs, à impostes. Un arc maçonné séparant autrefois le bas-côté nord et le croisillon nord du transept, reconstruit au XVIème siècle, appartient certainement à l'église primitive. Il y a de petites fenêtres très ébrasées éclairant les bas-côtés. Le croisillon Nord, percé, comme le chevet, d'une fenêtre en tiers-point ouvre sur le carré par des arcades en tiers-point, pénétrant dans des piles cylindriques (fin du XVème siècle ou début du XVIème siècle). A l'Ouest et au Sud, se trouvaient jadis des porches romans en plein cintre sans décoration : les contreforts adhérents étaient hauts et peu saillants. Le bras sud est restauré en 1694 et en 1773. Sur la façade occidentale, le clocher-porche porte la date de 1714 : il est réparé en 1808 et coiffé d'un dôme d'ardoises "à l'impériale". Sur une colonne du bras Nord se trouve un écu sculpté posé de biais (il semble appartenir à la famille de La Sauldraye). Le retable en bois polychrome du maître-autel date de 1663 et du début du XIXème siècle : le corps central, occupé par un tableau de l'Assomption de la Vierge réalisé en 1663, est séparé des niches latérales par deux colonnes. Les niches latérales abritent les statues de la Vierge à l'Enfant (à gauche) et de saint Joseph (à droite). Dieu le Père est figuré au sommet du retable. En 1868, une chapelle est édifiée au nord par l'architecte Hardouin. L'église est complètement restaurée de 1988 à 1990. Dans l'église se trouve un beau tableau de la Vierge tenant l'Enfant Jésus, attribué par la tradition à Murillo, mais qui n'était sans doute que l'oeuvre d'un bon élève du maître. Le Christ en croix, en bois polychrome, date de la fin du XVIIIème siècle ou du début du XIXème siècle. Un tableau votif marin (peinture sur verre) date de 1857 ;

Nota : L'église de Locmaria, reconstruite au XIème siècle, fut consacrée, vers 1070, par Quiriac, évêque de Nantes, frère de Benoît, abbé de Quimperlé. De cet édifice il reste encore une nef avec deux bas côtés ; la porte occidentale est en plein cintre ; au-dessus s'élève une tour carrée à fenêtres romanes, surmontée d'une petite flèche, couverte d'ardoises. A l'intérieur, les lourdes arcades en plein cintre sont portées sur des piliers carrés, massifs et sans chapiteaux ; les fenêtres sont également romanes, hautes et étroites. — Le reste de l'édifice, c'est-à-dire le choeur avec les deux bras de la croix, a été refait pendant la période ogivale. On voit dans cette église un beau tableau de la Vierge tenant l'enfant Jésus, qu'on suppose être l'oeuvre d'un maître espagnol. Les autels latéraux sont dédiés au Rosaire et à sainte Anne. Il n'y a dans cette paroisse d'autre chapelle que celle de la Congrégation, située au bourg. Le vicaire perpétuel, présenté par l'abbé de Quimperlé, puis par les seigneurs de Belle-Ile, était institué par le pape, et, à partir de 1666 par l'évêque de Vannes. En 1756 il jouissait d'un revenu net de 400 livres (Joseph-Marie Le Mené - 1891)


les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle de la Congrégation des Filles (restaurée en 1719, accolée en 1868 au sud de l'église paroissiale et disparue avant 1822), la chapelle de Saint-Guénolé à Kerouarh (proche d'une fontaine), la chapelle de Saint-Samson à Samzun, la chapelle de Saint-Géran à Magouric, la chapelle de Sainte-Foy à Kerdonis, la chapelle de Saint-Laurent à Arnaud, la chapelle de Saint-Clément à Pouldon et la chapelle Saint-Marc. Le duc de Retz décrivait en 1636 une grotte marine appelée le "trou de S. Marc" dans lequel se trouvait un autel ;


- la croix des morts (XVIIIème siècle), située place du village. Cette croix en bois évoque une terrible épidémie du XVIIIème siècle ;


- la croix du cimetière (vers 1858). On y voit une inscription "Ici Gist/le corps/de M. E/Lesben/Cure : Decede/le 19/Avril/1741/Requies in Pace" ;


- la croix de station de Pèlerinage, située à Keroulep ;


- le corps de garde (1858), situé à la pointe du Bugul. Une batterie est signalée dès 1692 et l'édifice est reconstruit en 1858 ;


- le fort de Port Maria (1859). Ce poste défensif est aujourd'hui aménagé en habitation ;


- le retranchement et tour (1861) de Port-An-Dro. Les retranchements, terminés en 1780, sont remaniés en 1802 et la batterie est supprimée en 1861 ;


 - la tourelle de la truie (XIXème siècle), située à la pointe du Bugul 


- le puits de Samzun (XIXème siècle) ;


- le puits (1814), situé à La Coty ;


- l'ancien sémaphore (XIXème siècle), situé pointe d'Arzic ;


 - le phare (XIXème siècle) situé à Kerdonis ;


 - le moulin de Bourhic (1768). Le mécanisme de ce moulin a fonctionné jusqu'en 1934 ;

A signaler aussi :


- l'ouvrage militaire (XVIIIème siècle - 1860) des sables de Samzun ;


- les ouvrages militaires (XVII-XXème siècle) des Grands Sables. Cette plage des Grands-Sables est défendue dès le XVIIème siècle par plusieurs batteries. Un corps de garde y est construit en 1860. L'ensemble se compose de sept ouvrages ;

 

 
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